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Le féminisme à 20 ans

Temps de lecture : 3 minutes

Article #33 – Auteure : Marie S.

Née dans un corps de fille et n’a jamais remis en question son sexe.

Attention, cet article est écrit par une personne qui n’a pas énormément de connaissances dans la question du genre, pardonnez-moi pour les maladresses qu’il peut y avoir.

Parler de son rapport au féminisme lorsque l’on a à peine atteint la deuxième décennie d’existence, ça paraît pauvre en contenu mais en même temps rempli de ce qui a été vécu durant l’enfance et la période de façonnage, qui se nomme plus communément l’adolescence. Comment voir ce féminisme naissant chez une jeune femme et comment je m’identifie à ce mot que l’on entend partout ces derniers temps ?

Je me rappelle, dans mes souvenirs les plus lointains, que j’ai toujours adoré Charlotte aux Fraises ainsi que la fine brochette de princesses Disney toutes plus blanches les unes que les autres à cette époque-là. Cependant, j’avais une coupe, ma foi désastreuse, que ma gentille et aimante maman m’avait faite. Ce n’est pas très original vous allez me dire, mais cette touffe coiffée à la « garçonne » – si je puis dire – accordée avec des vêtements pas du tout girly ni colorés, je ressemblais plutôt à un petit garçon. À cet âge avancé des 4 ans, on ne s’en rend pas du tout compte, ce qu’on veut c’est courir partout, poser des questions sur le sens de la vie et aller donner à manger aux canards. 

C’est à l’âge de 10 ans en regardant les photos souvenirs de ma petite enfance que cela m’a surprise : « Maman, pourquoi j’étais habillée en garçon ? ». Ma mère m’a répondu que ce n’était pas une tenue de « garçon » mais juste un pantalon sombre, un pull simple orange foncé et des chaussures mixtes. 

Ce moment m’a marqué parce qu’il m’a fait comprendre que plus jeune, on ne fait pas attention à certains codes dit « féminins » ou « masculins », ce qui compte c’est de jouer avec ses copains sur des échasses dans la cour de l’école. 

Le rapport avec mon frère et ma soeur a lui aussi beaucoup compté dans mon enfance. Un grand écart d’âge entre eux et moi a fait qu’ils m’ont pris sous leurs ailes dès le début. J’étais très proche de mon frère pour faire des bêtises et jouer de ma malice. Avec ma sœur c’était plus comme une deuxième maman qui s’occupait toujours de mon bien-être. Si bien que je me sentais très complice avec mon frère et que je me suis longtemps sentie comme un genre de « garçon manqué ». À vrai dire je ne savais même pas à quoi cela pouvait correspondre. 

Plus tard dans mes années collège et lycée je restais souvent avec plus de garçons que de filles parce que j’arrivais mieux à communiquer et à m’épanouir avec eux. 

Finalement, j’ai compris que rester avec des personnes de sexes opposés et de faire les mêmes activités qu’eux ne me rendaient pas moins femme. Et ce, quitte à me les mettre à dos pendant des débats en cours d’éducation civique ou d’histoire. Je ne tolérais aucune mise à l’écart des femmes dans n’importe quel thème. Je trouvais cela anormal que nous, femmes, ayons toujours mises de côté. Et ce peu de temps après m’être ouverte à l’art. C’était quand même incroyable de ne trouver quasiment aucun nom de femmes dans la peinture, la musique ou encore l’écriture ! Avec le temps et pas mal d’oeuvres ingurgitées plus tard, je me demandais pourquoi la place de la femme a toujours été sur le côté et ce, durant toute l’Histoire !

Je pense que c’est à ce moment que je me suis sentie féministe. 

Aujourd’hui je vois le féminisme comme une marche à suivre pour tout humain ayant un peu de bon sens. Quel être humain ne voudrait pas une égalité entre chaque personne sur cette planète qui nous abrite tous ? 

Je sais qu’il y a des hommes à qui cela fait peur, qui pensent que nous voulons tout renverser alors que dans mon cas, je veux juste voir et sentir cette égalité dans ma vie. 

Grâce à cette opportunité de stage au sein du Cocon Solidaire, j’ai pu sortir de mes habitudes et être entourée exclusivement de femmes pendant 2 mois (exception pour Victor et Michel !). Ce stage m’a énormément appris sur le principe de sororité qui lie des femmes par une sorte de fil magique tissé entre elles. C’est assez incroyable à observer. 

Cette période de sororité m’en a appris sur l’amour que des femmes peuvent s’apporter. Avant cela, je ne voyais que de la compétition entre les femmes pour des raisons déplorables comme un homme, un travail, une réussite dans un domaine artistique, etc. Aujourd’hui, je me rends compte qu’il y a encore pleins de causes à défendre pour les femmes et que nous devons nous faire entendre. 

On avance tellement vite dans la science qu’on pourrait le faire davantage dans l’humain.

Marie féministe
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